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Rebe & Traube

Livre sur le vin

La baleine et la fin du monde

Aujourd’hui, j’ai envie de vous proposer une autre façon de présenter un livre. Aujourd’hui, je laisse le livre parler de lui-même. Je souhaite simplement vous en présenter des citations : il n’en faut pas davantage pour donner à voir une littérature aussi géniale. Tous mes mots et toutes mes appréciations, comme pour un très grand vin, ne pourraient tout simplement jamais rendre justice à ce livre.

3 min de lecture

Le livre du chaos

Le livre « Blackout » nous renvoie l’image d’une catastrophe : une panne d’électricité. Celui-ci nous renvoie celle d’une pandémie — tout aussi haletant et captivant et, bien qu’effrayant, terriblement d’actualité ! « Assis là, à écouter l’océan, Joe ferma les yeux et imagina la salle des marchés. Cette seule pensée faisait battre son cœur à toute allure. Il avait travaillé avec les vendeurs à découvert au cinquième étage. … La vente à découvert était un processus complexe et risqué. Ils empruntaient des actions à des courtiers à un prix donné et les revendaient immédiatement. … Ce qu’ils voulaient, ce qu’ils voulaient toujours, c’était que les entreprises échouent et que les cours baissent. » 

Nous avons pu en être témoins nous-mêmes au cours des 4 dernières semaines : l’entreprise GAMESTOP devait connaître ce sort.

« Vous êtes mathématicien. Vous savez ce qui arrive aux systèmes complexes. Un effondrement soudain, spectaculaire, catastrophique. … Avez-vous entendu parler de la thèse selon laquelle notre société n’est séparée de l’anarchie que par trois repas complets ? » « Nous entrons dans un supermarché, nous voyons les rayons ployer sous la nourriture et nous imaginons que tout cela pourrait, d’une manière ou d’une autre, nourrir une ville pendant un an, mais c’est faux. La plupart des grandes stations-service doivent être approvisionnées chaque nuit.

Elles ont des réserves pour 24 heures, s’il n’y a pas d’achats de panique. La plupart des supermarchés fonctionnent en flux tendu ; les nouvelles marchandises arrivent exactement au moment où les anciennes sont vendues, et chaque nuit, ils doivent reconstituer la majeure partie de leur stock. » Cela ne nous rappelle-t-il pas justement les plaintes de nos transporteurs, les difficultés d’approvisionnement, etc. ?

Ils continuaient à vivre et ont peur

« … le deuxième facteur important qui pourrait tous nous renvoyer à l’âge de pierre, ce mot, Joe, c’est la grippe. »  Alors maintenant, retenez bien votre souffle, videz votre verre et resservez-vous, le meilleur reste à venir — promis ! « Ce n’est pas la maladie qui nous tuera. Mais la peur. En 1918, les gens ont mis très longtemps à comprendre ce qui se passait. Ils allaient travailler. Ils continuaient à vivre leur vie. Cette fois, nous suivrons tous cela aux informations. Nous regarderons mourir les premières victimes. Nous verrons les corps être enterrés. Nous paniquerons. Nous ferons ce que tout le monde fait : nous occuper de nous-mêmes. De nos familles. Nous verrouillerons portes et fenêtres, nous garderons les enfants à la maison… ». Alors, cela vous rappelle quelque chose ?

Joe, un mathématicien, développe Cassie, un programme informatique. À partir des informations et des opinions de tous les médias (journaux, interviews, blogs, potins et commérages, communiqués de presse politiques…), il peut détecter des scénarios susceptibles de se concrétiser rapidement. Il détecte une grippe qui se déclare en Asie et calcule à quelle vitesse elle se déclarera en Angleterre et comment elle y arrivera (en avion). Comme Joe, analyste dans une banque d’investissement à Londres, connaît l’égoïsme des êtres humains, il prend la fuite, convaincu que l’humanité est perdue. Jusqu’à ce qu’une baleine le ramène à terre, dans un petit village de pêcheurs, et lui redonne confiance.

Une lueur d’espoir pour tous

Ce merveilleux livre est une lueur d’espoir pour l’humanité qui sommeille encore quelque part en nous. Joe a mis sa vie et son savoir en jeu pour sauver 300 personnes. Ici, les vraies valeurs comptaient. Intérieures comme extérieures.

Ma conclusion — laissez simplement ce livre faire son effet ! La question que je me pose ici : si tous les êtres humains échangeaient les biens qu’ils produisent eux-mêmes contre d’autres biens (donc sans moyens de paiement comme l’argent, l’or ou l’argent métal), nous traiterions-nous à nouveau avec davantage d’humanité et reconnaîtrions-nous les vraies valeurs ?

P.-S. Le livre a été publié en 2015, alors, comme on le dit toujours au cinéma : toute ressemblance avec des faits et/ou des personnes vivantes est purement fortuite. 

Die Weinpost

Bon vin. Belles histoires.

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