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Rebe & Traube

Lexique du vin

Le pinot blanc, un vin plein de vivacité

Issu d’une mutation au sein de la famille des pinots, et plus particulièrement de ses ancêtres « gris », le pinot blanc en est la variante pleine de vivacité, avec une acidité bienvenue et des arômes discrets. Les sensations du début de l’été et de la belle saison y sont pour quelque chose.

3 min de lecture

Région viticole du pinot blanc

L’histoire du pinot blanc

Le pinot blanc, nom que porte en réalité ce vin dans sa région d’origine, vient en fait de la région située entre le lac Léman, en Suisse, et la vallée du Rhône, en France. Ce vin blanc est né d’une mutation du pinot noir, appelé Spätburgunder en allemand. Ce cépage français ancestral existe probablement depuis plus de 2 000 ans. Les moines de l’ordre cistercien ont introduit ce nouveau plant de vigne dans le Rheingau, puis dans une grande partie de l’Europe. La Bourgogne joue naturellement un rôle immense, puisque c’est là que le cépage a été décrit en 1895. Fait intéressant, il a fallu un certain temps avant que les Bourguignons ne prennent le pinot blanc à cœur. En effet, le chardonnay, cépage précoce, poussait lui aussi à ses côtés et était moins sensible à la pourriture noble. Pendant de longues années, le chardonnay a donc été jugé meilleur. Aujourd’hui, il a plus ou moins complètement disparu de la région traditionnelle du pinot blanc.

Que signifie pinot ?

« Pinot » ferait très probablement référence à la forme des grappes. Les grappes allongées du pinot, qu’il soit blanc ou rouge, ressemblent à une pomme de pin. Et le conifère en question s’appelle pin en français.

Les caractéristiques du cépage

Il existe 3 cépages très semblables que l’on n’a pas vraiment distingués pendant de nombreuses années. Il s’agit de l’auxerrois, du chardonnay et du pinot blanc. Il existe pourtant des caractéristiques très nettes permettant de les différencier.

L’extrémité du jeune rameau est ouverte et couverte d’un duvet blanchâtre à vert clair.

Les jeunes feuilles évoquent au départ une toile d’araignée dans laquelle elles seraient prises. Au fil du temps, la feuille devient presque entièrement lisse. Les poils disparaissent progressivement.

Les feuilles vert foncé, de taille moyenne, ont une forme proche d’un pentagone équilatéral ; elles sont généralement entières ou légèrement trilobées, et présentent rarement cinq lobes faiblement esquissés. Le sinus pétiolaire est ouvert en V et sa nervure est lobée. La feuille présente des dents émoussées. Par comparaison avec les autres cépages, les dents sont de taille moyenne. La surface de la feuille est gaufrée et coriace.

La grappe cylindrique, ou en forme de pomme de pin, est de taille moyenne et porte des baies plutôt petites, aux reflets jaune-vert. Ce n’est qu’au début de la maturation que l’on peut distinguer le pinot blanc du pinot gris et du pinot noir. Les baies de ces deux derniers changent alors visiblement de couleur

Les propriétés du pinot blanc

La culture du pinot blanc est à vrai dire un plaisir, car ce cépage pousse sans difficulté. Tout ce dont il a besoin, c’est d’une quantité suffisante d’humidité. Ce cépage tient vraiment ses promesses. Dans les vignobles bénéficiant d’un bon ensoleillement et d’eau en quantité, le pinot donne un vin de qualité qui se conserve longtemps. En revanche, la vigne supporte mal le gel : le vigneron doit donc vraiment rester vigilant. Et comme l’histoire nous l’a déjà appris, ce cépage est sensible aux maladies, ce qui l’avait déjà relégué derrière le chardonnay.

Où l’on cultive le pinot blanc

Ce cépage a besoin de bons sols riches en eau, capables surtout de la retenir plutôt que de la laisser simplement s’infiltrer. Une bonne teneur en calcaire est également souhaitable. Sur les sols sableux et rocheux, le pinot ne peut absolument pas s’épanouir. Il ne donne alors qu’un vin blanc sans corps.

Ce que l’on peut découvrir dans le pinot blanc

Ce cépage entretient avec le marché du vin un rapport bien différent de celui des autres. Le pinot blanc est plutôt ce jeune diplômé timide, mais sacrément brillant, qui reste au second plan. On ne lui accorde souvent pas assez d’attention, tant les omniprésents chardonnays, rieslings, sauvignons blancs et pinots gris dominent la scène. Certains vins de ce cépage évoquent la mirabelle et l’abricot, d’autres deviennent, en fût de bois, de véritables elfes dans un paradis boisé. Le pain blanc, la vanille et une touche de fruit transparaissent tout en finesse. Rien de monumental dans le verre : ici, la délicatesse des sensations s’allie à une structure élancée.

Die Weinpost

Bon vin. Belles histoires.

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